Les morceaux de pain sur la table
tu me laisses avec ta douceur
maintenant que l'amour fut promesse
et une débordante rupture.
Tu t'es habitué au dernier moment
à m'offrir les après-midi de dimanche
en portant un coeur sans fruit
et peut-être une page couarde.
Tu m'as offert du sang versé
dans la terre du déclin
maintenant quand l'âme imprégnée
refuse de nouveau ton sein.
Pressée, tu parcourus les sentiers
sans nous prendre par la main
quand je serre contre moi ma chemise
pour éviter de nous entremêler.
Tu me remis le dernier instant
d'un crayon qui n'écrira plus
et d'un automne insconstant
ou d'un printemps qui ne se lance pas.
Tu poussas une voiture sans passager
ni but, discrète au moment de partir
tu fis de moi un grand mendiant
en noyant toujours plus la bléssure.
(Traducción de Simon Delannoy)
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