miércoles, 29 de junio de 2016

MOI L'AVEUGLE ( Desde mi ceguera) (22/06/2016)

J'ai tant  de fois pensé a
comment voient et sentent ceux qui ne voient pas
parfois je n'ai pas vu ce qui est aimé
et je sens alors en moi-même un mouvement.

Par moment mon aveuglement m'empêche
de voir l'amour de ceux que j'aime
et je suis terrifié de ne pas percevoir depuis ma tranchée
tous les sentiments que nous conquérons.

Comment voir le regard de l'amour?
Comment percevoir la chaleur d'une voix
sans sentir que l´âme rompe le tambour
et s'ancre profondément en moi-même avec sa faux.

J'ai pensé a celui qui ne voit pas les lèvres
mais percois l'amour sous sa peau
peut-être que les mots du sage
qui ne fait pas tout bien y compris le miel.

Qui peut voir tant de sentiments
ou par moment courir vers des bras
sans voir combien peut nous abattre un pleur
et te sangle si fort avec ses chaînes.

Tant de fois j'aimerais voir
combien nous sommes aimés
mais mon aveuglement m'empêche de savoir
combien nous avons conquis.

 (Traducción de Simón Delanoy)

EN CROISANT MES MAINS (Cruzando mis manos) (29/05/2016) Traducción al francés.

En transformant mes doigts j'ai réussi à te comprendre
entre deux gestes et deux glissements
et les traces sur ton visage son l'étendard
d'une âme qui comprend les pensées.

Tes signes furent l'enchantement
d'une vie marquée par les désirs
et tes doigts furent ton chant
quand ton sourire fut un trophée.

Qui allait penser que mes mains
pouvaient être un langage aussi rêvé
et mon corps un tableau de souvenirs
qui ne cesseront de te lier à moi.

Les voyelles passent maintenant par mes doigts
et mes yeux un compagnon sûr
qui interprètent toujours tout
pendant que vole le paysage matinal.

Un signe ouvre entre mes mains
le jour qui brille entre mes doigts
et une nuit qui déjà clos le crépuscule
déjà conquis entre mes bras fermés.


(Traducción al francés de Simón Delanoy).

miércoles, 22 de junio de 2016

TURBULENCIA (20/06/2016)

Como el viento en noche serena
divaga el corazón sin sentido
 en tanto el amor paga la cadena
y el verdugo desamor queda herido.

Ahora las golondrinas se marchan
en tanto anuncian camino
y el polen de las flores se espanta
cuando pasa silencioso el peregrino.

Ruge la noche en su misterio
cabalgan los pesares en el tiempo
la soledad de rutas al cementerio
corrigen poco a poco éste lamento.

Cruzan los mares turbulentos
con ondas y peces exquisitos
y nadie junto al cielo estrepitoso
conjura un corazón partido.

DESDE MI CEGUERA ( 22/06/2016)

Tantas veces he pensado
cómo ven y sienten quienes no ven
a veces no he visto lo amado
y siento en mis adentros un vaivén.

A ratos me impide mi ceguera
ver el amor de los que amo
y me aterra no percibir desde mi trinchera
todo el sentimiento que conquistamos.

Cómo ver la mirada del amor?
cómo percibir la calidez de la voz
sin sentir que el alma rompe el tambor
y se ancla muy adentro con su hoz.

Pienso en quien no ve los labios
pero recibe el amor en su piel
tal vez las palabras del sabio
que no todo hace bien aunque sea miel.

Quién puede ver tanto sentimiento
o a ratos correr a unos brazos
sin ver cuánto hunde un lamento
y te ata fuerte con sus lazos.

Tantas veces quisiera ver
cuánto somos amados
pero mi ceguera me impide saber
cuánto hemos conquistado?